Une artiste
talentueuse qui rend vie à la force musicale et poétique de Rita
Strohl, un rêve devient réalité...

Une artiste
talentueuse qui rend vie à la force musicale et poétique de Rita
Strohl, un rêve devient réalité...

Laure BAERT

Soprano
Élevée au sein d'une famille mélomane, Laure commence son parcours
musical par l'apprentissage du piano à 5 ans.
En
parallèle à ses études universitaires en Lettres et Musicologie,
elle poursuit sa formation musicale aux Conservatoires de Lille et
de Nancy où elle obtient les Premiers Prix de Piano, Chant,
Solfège, Musique de Chambre ainsi que le Prix de Perfectionnement
Lyrique à l'unanimité dans le classe de Christiane
Stutzmann.
En
2003, elle remporte la « Voix d'Or Opéra » au Concours National des
Voix d'Or, présidé par Laurence Dale et se fait remarquer au
Concours International Reine Elisabeth à Bruxelles en
2004.
Sur
scène, on a pu l'entendre dans Le Songe d'une Nuit d'Été de
Mendelssohn, Didon and Aeneas, Vénus et Adonis / Desmarets (Dir. :
C.Rousset), Jakob Lenz / Rihm et La Vie Parisienne à l'Opéra
National de Lorraine, Elisir d'Amore en tournée en France (Rennes,
Reims, Montpellier, Bordeaux, Nancy et Caen), Un Ballo in Maschera
(Oscar) et La Clemenza di Tito (Servilia) à l'Opéra de Metz, Carmen
(Frasquita), Il Mondo della Luna (Clarice), La Vie Parisienne
(Pauline) et Manon (Poussette) à l'Opéra de Nice, Die
Zauberflöte (Papagena - Dir.:H.Niquet) et Marionnette de « La
Vedova Scaltra » / Wolf-Ferrari à l'Opéra de Montpellier, La Vie
Parisienne (Gabrielle) et Manon à l'Opéra de Massy, Le Barbier de
Séville aux XXes Journées Lyriques d'Eure et Loir et au Festival de
Lacoste, dans le rôle de Serpina de La Serva Padrona de Pergolèse
et le rôle titre de Rita de Donizetti aux XXIes Journées Lyriques
d'Eure et Loire.
Elle
affectionne également l'Oratorio et chante le soprano de la Messe
en Ut, Exultate Yubilate, Requiem / Mozart, Magnificat / Bach,
Schutz, Mendelssohn, Passion selon Saint Jean, Cantate 51 /Bach,
Stabat Mater / Pergolèse, Requiem / Fauré, Carmina Burana, Die
Schöpfung, Les Sept Paroles du Christ en Croix / Haydn, Vêpres à la
Vierge / Monteverdi...
Sa
passion pour la musique de chambre l'a conduite à se produire avec
les pianistes Claire Désert, Christian Ivaldi et David Zobel,
développant ainsi des programmes musicaux originaux dont Les Muses
Créatrices, récital consacré aux femmes compositeurs (Fanny
Mendelssohn, Clara Schumann, Mel Bonis ,Germaine Tailleferre, Rita
Strohl),créé à l'Opéra National de Montpellier en novembre
2008.
Dernièrement, on l'entend en concert Salle Gaveau dans Folies Offenbach avec l'Orchestre Pasdeloup, la Nelson Messe de Haydn avec l'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Eglise Saint Louis des Invalides, Le Pâtre sur le Rocher au Petit Palais, invitée par Arielle Butaux dans le cadre de son émission sur France Musique « D'une rive à l'autre ».
Après
avoir été invitée par Eve Ruggieri dans le rôle de Rosina du
Barbier de Séville, La Serva Padrona (Serpina) et Rita au festival
d'Antibes en juillet 2010, Laure s'est produite dans le Stabat
Mater de Pergolèse avec l'Orchestre de la Garde Républicaine à
l'abbaye du Mont-Saint-Michel Thais à l'Opéra de Toulon , Requiem
de Mozart et dans le rôle d' Antonia dans l'Homme de la Mancha au
Capitole de Toulouse.
Ses
projets l'amèneront à l'Opéra de Monte Carlo ainsi que dans divers
festivals en France et à l'étranger pour son récital « Les Muses
Créatrices ».
Sa discographie comprend Polyphème de J. Cras (Label Timpani) et Vénus et Adonis de Desmarets dirigé par C. Rousset (Label Ambroisie).

On possède de lui quelques-uns des billets qu'il écrit à sa femme pendant la guerre de 70. Les premiers sont adressés à Arras, les autres à Lorient rue de la Contrie, sur des feuillets arachnéens pliés dans des enveloppes minuscules. Il y dit et redit son amour pour elle, s'inquiète de la santé de Rita, et signe toujours « Ton Jules ». Plus tard, il versera des larmes en racontant que la légion d'honneur que lui a valu son héroïsme à la bataille de St-Privat, a été « payée » par la mort de 114 hommes. Il s'est battu courageusement contre les Prussiens, mais la haine ne l'effleure pas. Et prisonnier sur parole pendant cinq mois, il apprécie fort que l'ennemi vainqueur lui prête un violoncelle grâce auquel, disposant de beaucoup de temps, il fera de grands progrès. Est-ce pour l'envoyer au prisonnier que Caroline fait alors de sa nièce un petit portrait ?
Rita a six ans à peine, et on lui en donnerait davantage. N'est-elle pas « en avance sur son âge », la petite brune dont le visage a perdu les rondeurs de l'enfance ? Il est difficile de le dire. Il ne reste pas le moindre document quant à la scolarité ailleurs qu'au Conservatoire de Paris où elle entrera à 13 ans, en septembre 1878. Elle y étudiera le solfège chez Mademoiselle Guillard et le piano chez Monsieur Le Couppey.
Mais hors du Conservatoire, elle travaillera le dimanche chez Adrien Barthe qui l'initiera à la composition et dont la femme lui donnera des leçons de chant. Toute sa vie, elle a parlé d’eux avec reconnaissance et admiration. Au cours de solfège, le livre en usage est dû à Cherubini. La jeune Rita le juge mal fait. « Les exercices », dit-elle, « sont mal gradués ». Aussi entreprend-elle d'écrire un traité de solfège dans toutes les clés... Le traité n'a pas été refusé par le professeur qui a permis de le prêter aux camarades ! Il ne faudrait pas imaginer que sa précocité lui vaille des traitements particuliers. En 1881, sa mère écrit de Lorient pour demander qu'on lui permette de manquer les deux premiers mois de l'année scolaire. La demande est refusée : « Mlle La Villette doit arriver le 1er septembre dernière limite » écrit F. Le Couppey.
1 Voir « Résonances ». Revue de l’ARCODAM de Bretagne n° 47 (juillet 1998). Maison régionale de la musique, rue du Prieuré, 35410 Châteaugiron.
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